Matorif

"Les pieds sur terre, la tête dans les étoiles"

lundi 19 mai 2008

On avance...

Une nouvelle qui fait plaisir :
La secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme Rama Yade a reçu samedi dernier (le 17 mai 2008) des associations, dont le comité IDAHO à l'origine de la Journée mondiale contre l'homophobie . À cette occasion, la secrétaire d'Etat a fait trois annonces :
  • Une initiative européenne appelant à la dépénalisation universelle de l'homosexualité sera portée devant l'Assemblée Générale des Nations Unies durant la présidence française de l'Union Européenne, au second semestre 2008.
  • Un engagement de sa part à évoquer les cas d'homophobie constatés lors de ses déplacements à l'étranger.
  • La reconnaissance de la Journée Mondiale Contre l'Homophobie par la France

Pour plus d'infos sur cette déclaration, et les débats divers (plus ou moins intéressants) relatifs à l'importance du travail associatif, faîtes un tour sur gayclic !

J'aime lire ce genre de news le lundi, ça me met de bonne humeur ! (surtout si l'on tient compte du fait que je suis en we jeudi et que je reprends mercredi prochain...)

Drague attitude (10) // saveurs mexicaines (1/2)

Intérieur nuit - une boîte de nuit gay pittoresque de San Luis Potosi

Je suis au Mexique depuis 3 jours, et je peine à me familiariser à leurs coutumes : Ils commencent leurs soirées à 16 heures!! Henri et moi étions déjà bourré à 21 heures... et il est déjà minuit passé. Aucun danger de se faire vampiriser par un moustique. Il tomberait en coma éthylique à la première piqure ! Comme à l'accoutumée j'ai l'alcool joyeux. J'attendais ces vacances avec impatience, et j'ai envie de m'amuser...

Un peu plus tôt, Notre hôte nous a emmené à une "soirée" (celle qui commence à 16 heures) organisée par un ami de son copain. Nous étions les frenchies attendus, la chair fraiche. L'idée de servir de plat de résistance ne nous effrayait pas particulièrement a priori (ben c'est aussi ça les vacances, non ?), seulement le problème s'est posé lorsque nous avons vu les "acheteurs" potentiels. Que des moches !! On nous avait menti !! Nous nous attendions à des canons, et comparé à ce que nous avions vu la veille (des amateurs de Capotera magnifiquement bien bâtis), , ils ne faisaient pas le poids. Nous avons donc bu pour oublier (CQFD). Bien que moche ils étaient quand même sympa (mais même après beaucoup de verres ils n'étaient toujours pas baisables !)

Nous nous retrouvons donc dans cette boîte, frustrés et passablement éméchés. Un cocktail propice aux rencontres... Là encore, la discothèque ne rempli pas nos espérance. La musique est passable, la lumière particulièrement mal conçue... Mais je suis déterminé à m'amuser. C'est alors que nos regards se croisent. Un beau mexicain aux cheveux frisés me dévisage et d'un sourire me signale son intérêt pour ma personne. Il semble jeune, brun aux cheveux frisés un sourire candide et pourtant très sexuel, il se trémousse sur la piste à un rythme à même de m'exciter assez rapidement. Un poil pétasse, j'en parle à Henri et V. qui l'ont bien évidemment déjà repéré (j'ai rapidement compris que niveau matage/repérage de mec, je n'arriverai JAMAIS à leurs chevilles. Je pense qu'ils ont des yeux bioniques qui repèrent les culs des mec. Je ne vois que cette solution ;-) ). En revanche, s'ils repèrent rapidement, l'alcool aidant, je suis le premier à aller vers lui, encouragé par ses regards appuyés. Il faut dire qu'il s'agit du plus beau mec de la boîte, mais aussi du seul beau me !! C'est à ce moment que je regrette d'avoir choisi l'allemand comme deuxième langue. Je suis totalement d'accord pour dire que le meilleur moyen d'apprendre une langue est de pratiquer ! (miam !!!!!) mais pour avoir la chance de pratiquer, il faut parler un minimum avant ! Heureusement, ce jeune homme a eu la bonne idée d'apprendre l'anglais, facilitant ainsi nos échanges (le mot "échange" est magnifique. Délicieusement abstrait. Permettant d'imaginer une foule de positions... euh de posssibilités ;-) ). J'apprends ainsi qu'il a 18 ans (un peu jeune pour moi, mais il est soooo cute... je ferai un effort ;-) ), qu'il n'est pas de la ville; et quelques détails de politesse. Rapidement, la conversation dévie : je lui demande s'il connaît le french kiss... les étoiles qu'il aura dans les yeux après que je l'aie embrassé langoureusement m'inciteront à penser qu'il s'agissait de sa première fois. J'aime à penser que j'embrasse bien (en toute modestie, bien sûr). Mais avec le temps j'ai réalisé (théorie très personnelle) que les gens embrassent différemment et que certains "styles" (langue profonde, smack addicts, léchage de visage, etc) sont davantage compatibles que d'autres. La question ne s'est pas vraiment posée ici dans la mesure où nous n'avons décollé nos bouches l'un de l'autre durant l'heure qui suivis. A tel point que mes amis me laissèrent faire la fermeture préférant rejoindre Morphée (et pis de toute façon il n'y avait personne d'autre à chopper...). Je l'ai entrainé vers la banquette de la boîte afin de dissimuler l'état d'excitation dans lequel il m'avait mis (vous pouvez vous marrer, mais si un mec s'était frotté à vous comme ça, vous aussi vous auriez eu du mal !! parce que les mexicains, ils savent y faire !!). Soyons clair, je me suis fait allumer sur cette banquette comme cela m'aie rarement arrivé. Les détails seraient digne des préliminaires de Cadinot ou d'eurocrème ! Il s'est frotté, dandiné, trémoussé, caressé... laissant mes mains vagabonder au gré de ses courbes avenantes...

La chute n'en est que plus douloureuse. A 3 heures du matin (horaire de fermeture de la discothèque) il m'explique qu'il doit retourné chez lui (à 3 heures en voiture de San Luis) parce qu'il doit accompagner sa MERE à la MESSE !!!?? J'avais envie de lui rétorquer que le simple fait d'avoir envie de moi signifiait la damnation éternelle auprès de notre chère Eglise catholique (en particulier considérant le fait qu'il avait déjà pratiqué...), et que quitte à être damné, autant y aller à fond ! (si vous voyez ce que je veux dire...) Il est malheureusement reparti avec ses amis qui le ramenaient, me laissant dans cette boîte passablement frustré (c'est rien de le dire !!). Je lui aurait bien proposé de dormir chez notre hôte mais je n'ai pas osé, ne sachant si ce dernier apprécierait que je ramène un invité surprise même s'il était VRAIMENT canon ! Je n'avais d'autre choix que de le laisser partir... Ma seule consolation sera qu'il était aussi frustré que moi, et qu'il a particulièrement apprécié cet french touch qui fait notre réputation à l'international. Un beau souvenir de vacances...

Matorif - représentant de la "french touch" partout dans le monde ;-)

samedi 17 mai 2008

un hérisson bien élégant

Un bel immeuble du 7 rue de Grenelle sert de décor à ce livre qui a fait l'événement de la rentrée littéraire 2007. Les informations que j'avais glanées à l'époque m'avaient intrigué. Nous devions suivre le destin des personnages de cet immeuble bourgeois en nous attelant en particulier à nos deux narratrices : une jeune fille de riche, et sa concierge, toutes deux bien plus futées qu'elles n'y paraissent.

On m'avait cependant prévenu que je risquais d'être déçu. L'auteur, prenait plaisir à laisser de côté ses personnage le temps d'un cours de philosophie impromptu. Le post de Matoo (attention spoilers !) explique bien ce désenchantement quant à ces digressions. D'autres m'ont même présenté le livre comme une sorte de "Monde de Sophie" chez les bourgeois...

Il y a du vrai dans ces avis. Toutefois, je vous recommande fortement de ne pas vous y arrêter et de vous forger votre avis. Les tourments de Paloma et de Renée m'ont particulièrement touché. Je ne saurais réellement dire pourquoi. Les questions que se posent Paloma font écho aux interrogations que j'avais moi aussi à son âge. J'imagine que je pourrais doûter comme Renée lorsque j'aurais atteint sa maturité. Les tergiverssations ne sont pas superflues et au contraire nous plongent plus avant dans la psychologie des personnages (sauf peut être le passage sur la thèse qui est sans rapport avec l'histoire mais qui m'a douloureusement rappelé mon labeur lors de la rédaction de mon mémoire de maîtrise...)


Je parle rarement de livre ici, mais celui-ci vaut le détour. J'ai versé ma larme à la lecture des derniers chapitres. Si vous ne l'aimez pas vous pourrez étayer votre propos par des exemples concrets, le défendre ardemment si vous l'avez aimé. Dans les deux cas vous pourrez briller en société, alors foncez !

mercredi 14 mai 2008

criminel !!

En art contemporain, ils appellent cela une "performance". Je trouve ça effectivement plutôt original, même si le morceau joué aurait pu être plus agréable (plus joyeux à contrepoint de l'action ou au contraire morbide...). Néanmoins, En ma qualité de pianiste amateur, je ne peux m'empêcher de penser qu'il s'agit d'une triste fin :-(




Source : http://www.humour.com

lundi 12 mai 2008

A contre-temps



Mon corps est ici. Mais mon esprit erre encore là bas... Alors que je marche dans Paris, je remarque une dissonance : moi. En ce lundi après-midi pourtant ensoleillé, les passants battent le pavé d'un tempo oscillant entre allegro et presto. Je souris en les observant. Je suis parfaitement conscient que dans quelques jours, j'aurais repris leur rythme. Ce déphasage momentané me plaît. J'y succombe avec un plaisir non dissimulé. J'ai volontairement revêtu ma parure de vacancier : tongs et pantacourt, comme un défi face à cette pression environnante.

Demain, la vie m'imposera son rythme au refrain tellement connu : métro-boulot-dodo. Mais aujourd'hui, mon esprit est encore sur ce lit suspendu au bord de la mer des caraïbes. Les chiens dorment à côté de moi. Je dois les observer plusieurs secondes avec attention afin de m'assurer qu'ils ne sont pas passés de vie à trépas. La chaleur est tellement harassante qu'ils peuvent passer des heures entières sans bouger, à l'ombre d'un palmier. Je me balance tranquillement en écoutant les vagues mourir sur le rivage. Je prends une poignée de sable et le laisse s'égrener. J'aime cette sensation de mouvement lent comme une caresse dans le creux de ma main. Paris, je t'aime, mais l'espace d'une journée, j'avance à contre-temps.

jeudi 8 mai 2008

Des mexicains

Certaines aventures se vivent. vous raconter le détail de mes vacances vous ennuierait plus qu'autre chose (sauf peut-être le road-trip façon Thelma et Louise --> surtout la séquence où JE me tape Brad Pitt hein !!)





Au lieu de vous décrire les fantastiques tas de pierres mayas (achetez vous un beau livre, les explications sont trop fastidieuses !!), je vais plutôt évoquer les mexicains, leur mode de vie, leurs coutumes.

- L'eau du robinet n'est pas potable au Mexique. Tous consomment de l'eau minérale. Parmi les nombreuses marques, l'une d'entre elles s'appelle la bien nommée : "bonnafont" ! un nom qui ne s'invente pas et dont on prend plaisir à savourer jusqu'à la dernière goûte...

- A quelques kilomètres des pyramides d'Uxmal nous avons pénétré un bled répondant au doux nom de "Ticu(l)". Bizarrement nous avons ressenti une furieuse envie d'y faire une halte !! (comment ça je suis un obsédé ? il y avait près de Ticu de fabuleuses cavernes, fraiches et agréables... 100% véridique !!)

- Les mexicains. Petits par la taille (à peu près une tête et demi de moins que moi, voire deux ou trois, ça surprend !), mais grands par la générosité. Le visage souriant, ils sont toujours accueillant (à part une ou deux exceptions comme partout). Et ne se sentent pas envahis par la cohorte de touristes européens.

- Le revers de leur générosité ? ils veulent rendre service. Ils chercheront toujours à vous aider, en vous indiquant votre chemin si vous êtes perdu par exemple. Le problème étant que même s'ils ne connaissent pas du tout votre destination, ils vous indiqueront un chemin au hasard : ce n'est pas forcément l'idéal au fin fond de la jungle mexicaine... (chez Fred & Margarita ? vous passez le tas de pierre millénaire à droite prenez la troisième à gauche après la fourmilière de fourmis rouges, évitez serpents et vous y êtes !! - ah euh... merci, sauf qu'en fait c'est à gauche après l'iguane et la vache...)
- ils sont petits. (surtout pour un "géant" danois d'un mètre quatre-vingt dix) donc tout est à leur hauteur. Prenons un exemple qui parlera à tous le monde : les toilettes. Passons sur le fait que le trône semble indéniablement plus proche du sol que sur notre bon vieux continent. Le machin sur lequel est posé le papier toilettes est encore plus bas ! il caresse le sol pour ainsi dire !! je me suis demandé un instant s'il ne s'agissait pas d'un jeux pour les insectes tellement il paraissait près de notre bonne vieille terre. De la même manière, dans les lieux publics, les toilettes sont isolés afin de pouvoir être tranquille sur le pot (ou pour faire autre chose, ça dépend des personnes :-) ). Mais les cloisons ne font même pas deux mètres de haut !! En me mettant sur la pointe des pieds j'aurais pu - si je l'avais voulu - aisément mater mes voisins ! tous ces petits détails ont follement amusé l'européen que je suis !

- les mecs mexicains. Commençons par les traditions un peu difficiles. Sachez que la moustache fait fureur au Mexique (comme le sergent Garcia dans Zorro !!). Bon je ne sais pas pour vous mais personnellement je trouve ça atroce. Après, je respecte les goûts de chacuns... Fort heureusement, si cette coutume est assez répandue dans les campagne, elle ne touche pas particulièrement la population gay (ouf !!). Dans le même registre, les mecs qui ont du bide, ont la fâcheuse habitude de remonter leur t-shirt pour une raison qui m'échappe (faire respirer leur ventre, Pour un concours de graisse ?).

Si l'on excepte ces détails, il convient de vous faire partager un élément capital : les mexicains sont canons !! Personnellement le plaisir des yeux était au rendez-vous. De plus, la "zona rosa" (équivalent mexicain de notre marais) est encore plus open que notre marais. Se balader main dans la main, s'embrasser en public ne pose aucun problème dans un pays pourtant catholique. Et les vikings dans mon genre sont des mets particulièrement appréciés ! mais c'est une autre histoire...