Matorif
vendredi 18 juillet 2008
Jardin secret
lundi 12 mai 2008
A contre-temps
Demain, la vie m'imposera son rythme au refrain tellement connu : métro-boulot-dodo. Mais aujourd'hui, mon esprit est encore sur ce lit suspendu au bord de la mer des caraïbes. Les chiens dorment à côté de moi. Je dois les observer plusieurs secondes avec attention afin de m'assurer qu'ils ne sont pas passés de vie à trépas. La chaleur est tellement harassante qu'ils peuvent passer des heures entières sans bouger, à l'ombre d'un palmier. Je me balance tranquillement en écoutant les vagues mourir sur le rivage. Je prends une poignée de sable et le laisse s'égrener. J'aime cette sensation de mouvement lent comme une caresse dans le creux de ma main. Paris, je t'aime, mais l'espace d'une journée, j'avance à contre-temps.
jeudi 6 mars 2008
Etre romantique
"Etre romantique, c'est ajouter des petits détails à la vie pour en faire un grand truc" *
tout est dit...
* : Claire, interrogée dans Têtu n°130
mardi 5 février 2008
Tu me manques
Dans ce moments là, je ressens le besoin d'écrire. Ce blog me sert de brouillon à un texte qui deviendra peut être une chanson si je parviens à y greffer une mélodie. Mais est-ce que quelqu'un voudrait acheter un album de chansons d'amours qui finissent mal ? (parce que j'en ai déjà quelque unes en stock...)
Matorif - Blue flower 4 ever
N.B. en même temps c'est pas totalement mort, hein ! mais ça donne à ce post un petit côté drama-queen ;-)
jeudi 20 décembre 2007
Le contact
lundi 3 décembre 2007
Les mots me manquent
vendredi 30 novembre 2007
La loi de Mona
La loi de Mona :
dimanche 18 novembre 2007
Adieu
lundi 8 octobre 2007
Big fish
lundi 10 septembre 2007
L'instant présent
Alors que je rentrais du cinéma dimanche soir, profitant du beau temps je me suis posé place des Vosges à déguster un fallafel, perdu dans mes pensées, à regarder le monde tourner. Une activité que j’affectionne particulièrement (j’ai dû être moine contemplatif dans une autre vie…) En quoi ça consiste me direz vous ? A s'approprier les détails du quotidien, leur rendre toute leur magie. Apprécier le visage radieux d’un enfant qui voit son panorama tendre vers l’infini lorsque son père le prend sur ses épaules, le geste tendre de deux garçons qui se prennent par la main à l'orée du marais, de deux amoureux qui entament un pas de danse dans la rue au rythme de leur ipod qu'ils partagent, ou tout simplement ressentir la brise sur mon visage… Je ne comprend pas les gens qui se noient dans leur quotidien et ferment les yeux sur la beauté simple de l'instant présent. On pourra me rétorquer que je suis jeune en bonne santé, que j'ai une bonne situation ou au moins un travail, patati patata. Là n'est pas la question. Certaines personnes ne savent pas être heureuses apprécier ce que la vie leur apporte. Elles rêvent de lendemain meilleur sans comprendre qu'aujourd'hui est déjà exceptionnel. J'ai parfaitement conscience du nombre de connards qui peuplent cette Terre, et que personne ne va me dérouler un tapis rouge. Mais j'ai encore plus conscience du caractère éphémère de chaque instant, de chaque sentiment. Et je compte bien en profiter ! "la vie est belle et vous êtes comme elle" !! Je vis dans un monde de bisounours, je l'assume et le revendique ;-) et le premier qui me fait une réflexion sur ma candeur, je lui casse sa geule contre le pavé avant de lui broyer chaque doigt en écoutant les phalanges craquer ! hein ? comment ça c'est pas bisounours ? ;-)jeudi 9 août 2007
Coming out of the closet
J'ai la chance d'avoir des amis géniaux, et une famille adorable. Mais l'appréhension, la peur du rejet a été une donnée inhérente à mon adolescence. Je l'évoque facilement aujourd'hui car avec le recul je me suis rendu compte qu'il ne s'agissait - dans mon cas, mais finalement peut-être celui de beaucoup d'autres - que d'une crainte irrationnelle engendrée par notre société hétérocentrée. Le croquemitaine n'était plus caché sous mon lit près à me dévorer si je ne me blotissais pas sous ma couette, il était en moi, rongeant mes velléités d'émancipation. Il est absurde de penser que les gens vont vous rejeter. Ils rejettent l'idée de l'homosexualité parce qu'on leur a appris à raisonner de cette manière. Mais qui sont ces gens ? vos pères, vos mères, vos frères et soeurs, vos ami(e)s qui vous apprécient pour ce que vous êtes, pour vos qualités et aussi - et peut-être même surtout - pour vos défauts. Et il est inutile d'attendre le moment idéal, il n'existe pas ! Après certaines manières de présenter les choses sont plus... comment dire... habiles que d'autres :
Le but de ce post n'était au départ que de présenter ces deux pubs, et me voilà parti dans une théorie fumeuse sur le coming out. Voici sans doute mon post le plus personnel depuis que j'ai créé ce blog... mais parfois l'esprit s'emballe et les doigts sur le clavier ne font que suivre.
"Ne changez surtout pas ce que l'on vous reproche, car c'est vous" (Jean Cocteau)